05.05.2009

Une montagne de choux à la crème

S6002988.JPGJ'ai toujours un peu d'appréhension mais aussi une pointe de fièreté quand j'arrive à maitriser les grands classiques (crème anglaise, mayonnaise, sauce béarnaise...). Périodiquement, je me lance des défis (qui n'amusent que moi !) dont le but est d'approfondir ma technique culinaire. Ce fut le cas dimanche quand je me suis dit que j'allais faire une montagne de choux à la crème (c'est-à-dire une quarantaine de choux) !

Heureusement, j'avais fait la crème patissière la veille ce qui m'a fait gagné du temps. Il ne me restait plus qu'à faire, dimanche matin pour dimanche midi, la pâte à choux, à faire cuire les choux, à les fourrer et enfin à faire du caramel... Et encore, j'accèlère le processus en zappant les étapes de refroidissement des choux.

Tout était prêt à temps et j'étais vraiment contente du résultat ! Les choux étaient bien gonflés et moelleux, ma crème patissière n'avait pas de grumeaux et était ferme. Bref, la montagne de choux à la crème a été dévorée et appréciée !

Je vous conseille de faire la crème patisisère la veille afin d'avoir une crème bien ferme.

Pour la crème patissière (j'ai doublé les proportions de la recette de base qui est la suivante pour pouvoir fourrer environ 40 choux) :

50 cl de lait,

1 oeuf entier,

2 jaunes d'oeufs,

75 g de sucre,

65 g de farine,

25 g de beurre

Faire bouillir le lait avec la gousse de vanille en ayant gratter les graines. Dans une terrine, battez les oeufs et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Incorporez la  farine puis le lait bouillant. Transvasez dans une casserole portée à feu très doux. Tournez en prenant bien sur les parois. Retirez du feu au premier bouillon, otez la vanille et grattez les graines dans la crème.

Pour la pâte à choux, j'ai suivi cette recette (elle est très claire et la quantité de choux qu'on obtient au final est clairement annoncée dès le départ).

Mes astuces : Pour réussir à coup sur la pâte à choux, j'applique la technique de Nigella (que je n'ai jamais retrouvé ailleurs mais qui depuis que je l'utilise garantie un résultat parfait). Elle conseille d'incorporer les oeufs un à un avec un batteur en fouettant à vitesse moyenne.

Je n'ai pas utilisé de poche à douille pour faire les choux. Avec une petite cuillère de la taille d'une grosse noix, les choux ont un aspect rustique et fait maison que j'aime.

Une fois que vous maitrisez cette recette à vous les gougères, les éclairs et autres douceurs sucrées ou salées !

04.03.2009

Le boeuf à la bière brune, recette magique pour femme pressée

S6002926.JPGDepuis que je travaille à plein temps, j'ai bien évidemment beaucoup moins de temps pour cuisiner. Il faut donc une organisation quasi militaire pour inviter des amis à manger en semaine... Je prévois des plats rapides à faire et surtout qui peuvent être faits à l'avance et qui sont meilleurs réchauffer en général. En dehors de l'osso-bucco que j'adore, je fais très souvent ce boeuf à la bière brune (Guinness ou Pelforth ou celle que vous voulez) qui n'a que des avantages !

C'est la recette idéale pour tous les pressés, stressés ou hommes célibataires débutant en cuisine. Comme toutes les cuissons longues en cocotte, on la met au four pour 2 heures et c'est fini !  Elle se résume à 5 mn de préparation et zéro surveillance. En plus, elle est économique...

Je trouve que les plats en sauce sont bien meilleurs une fois réchauffés, c'est la raison pour laquelle je les fais en général deux jours à l'avance en le faisant chauffer et refroidir, je recommence ce processus une ou deux fois et le plat n'en ait que meilleur.

La recette est une adaptation de celle de Jamie Oliver, on la retrouve dans plusieurs de ces livres et notamment dans le dernier dont j'ai déjà parlé ici. Il va sans dire que l'élément indispensable pour réussir cette recette c'est une bonne cocotte qui passe au four comme celles-ci.

 

Pour 6 à 8 personnes

1kg de collier ou paleron de boeuf coupé en cubes de 2 cm environ,

2 carottes coupées en grosses rondelles,

3 oignons coupés en lamelles,

3 gousses d'ail en lamelles,

2 cuillères à soupe de farine,

1 grande canette de Guinness ou une bouteille de Pelforth (50 ou 65 cl),

Préchauffer le four à 190°. Dans une cocotte allant au four, faites revenir les carottes, l'ail et l'oignon. Ne les faites pas colorer ou très peu. Ajoutez la viande. Sauupoudrez de farine et ajoutez la bière, si besoin mettre un peu d'eau de façon à recouvrir la viande. Couvrez et enfournez pour 2H30 de cuisson environ.

Je laisse personnellement la viande cuire 1H30. J'arrête la cuisson, laisse le plat refroidir et la remet à mijoter très doucement sur le feu le lendemain pendant 1h.

Délicieux servi avec une purée patidoux-pommes de terre.

Tibs cette recette est pour toi en espérant que tu passeras à l'attaque !

 

13.02.2009

Gâteaux aux noix parfaits

S6002917.JPGS'il y a bien quelque chose que je n'imagine pas acheter (en plus des pommes), ce sont bien les noix. Etant dans un pays couvert de noyers, il me serait vraiment impossible d'acheter des noix dans leurs coques et sous sachet plastique, comme je les vois au supermarché (elles me font même de la peine, par 10 dans leur sachet). J'ai la chance d'avoir toujours beaucoup de noix sous la main. En hiver, quand il n'y a pas beaucoup de fruits et légumes de saison, ça dépanne !

Etant toujours à la recherche de la recette ultime, je trouve ces gâteaux absolument parfaits : moelleux, sucrés comme il faut, léger, bref uniquement des qualités !

Pour 12 petits gâteaux ou 9 moyens :

150 g de farine

1 cuillère à soupe de levure chimique

3 oeufs

100 g de sucre en poudre

125 g de beurre pommade

100 g de noix hachées grossièrement (dans la recette originale, il y a 50 g de noix hachées et 50 g de noix en poudre)

 

Préchauffez le four à 180°. Tamisez la farine avec la levure. Blanchissez les oeufs et le sucre au fouet. Incorporez le beurre pommade, puis le mélange farine-levure, les noix hachées et les noix en poudre.

Remplissez un moule à muffins de pâte et faites cuire 20 à 25 mn.

Extrait de l'excellent investissement (10€) suivant : Patisseries maison, de Florence Edelmann chez Marabout.

01.02.2009

Balade en Saintonge

Saintonge.jpgJ'inaugure une nouvelle rubrique aujourd'hui "les bonnes adresses de la Popote" pour partager avec vous des découvertes, des astuces, des bonnes idées !

Certaines sont très bon marché, d'autres un peu plus sophistiquées, ce qui résume bien ma façon de voyager. Du pique-nique au restaurant gastronomique, en passant par des chambres d'hôtes de charme !

En décembre, nous nous sommes baladés pendant 3 jours dans les Charentes-Maritimes. Vous pouvez voir un petit aperçu des bonnes adresses visitées sur la carte Google plus bas.

Départ du Domaine de Rennebourg à Saint-Jean d'Angély, de superbes chambres et tables d'hôtes. Michèle propose une cuisine typique excellente et Florence, sa fille, a décoré le domaine avec un vrai talent.

Tout près de Rennebourg, ne manquez pas de visiter une passionnante aire d'autoroute (oui, ça existe !) qui présente des reproductions des plus belles sculptures romanes de la Saintonge. Cette aire est accessible depuis l'autoroute mais aussi par l'extérieur, demandez conseil à Michèle et Florence pour le circuit.

A midi : repas à La Cayenne, port de Marennes dans un restaurant simple : l'Escale. Le menu aux environs de 12€ était très correct avec une délicieuse friture d'éperlans, des bulots ou des huitres, et un vin blanc du Pays.

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L'après-midi : visite de la Corderie Royale et du chantier de l'Hermione à Rochefort ; impressionnant mais un peu cher (l'entrée à 10 € plein tarif et 9€ en tarif réduit soit 20 € à 2 !). Le chantier de l'Hermione vaut vraiment le coup d'oeil !

Le soir : visite de la Rochelle et repas dans un super petit bar à vins/resto bio, Ze Bar. Le centre de la Rochelle fourmille de restaurants qui sont très loin d'être bon marché. Ze Bar était un des rares à proposer des prix abordables, une ambiance simple, décontractée, des plats excellents et très frais (j'ai pris un burger, impeccable !), un bon accueil, autour de 12, 15€ le menu ! Une super adresse à la Rochelle.

Le lendemain, avant le retour, une expérience unique : la ferme acquacole de l'Ile Madame. En face de Rochefort, se trouve une ile à laquelle on accède uniquement à marée basse (on emprunte une piste de 2km environ en voiture, sensation garantie !). Le site est magnifique et surtout il est encore très sauvage. Sur cette ile se trouve une ferme auberge marine dont les horaires d'ouvertures dépendent des heures des marées. Les propriétaires élèvent des huitres, du bar, des palourdes dans leur ferme que l'on déguste ensuite au restaurtant. C'est la seule ferme auberge marine de France, le concept et le site sont uniques et valent vraiment le détour.

 

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Retrouvez toutes les adresses du circuit sur la carte Google.

 


Agrandir le plan

01.01.2009

Bonne année 2009

Charentes (3).JPG

 

 

 

Je vous souhaite à tous une année 2009 épicée, relevée, caramélisée, sucrée, salée, acidulée, parfumée, piquante et surprenante !

 

Bonne année à tous...

 

Sandra

23.12.2008

Stollen de Nöel

 

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Les traditions sont faites de répétition et c'est particulièrement vrai à Nöel, en tout cas chez moi... Tous les ans pour Nöel, nous faisons un stollen, une spécialité alsacienne/allemande aux fruits secs et confits. N'étant pourtant pas alsacienne, j'adore ce gâteau qui a pour moi, toute la saveur de Nöel que je retrouve à travers les oranges confites. Le stollen est lié aux souvenirs de matins de Nöel pendant lesquels je le mange avec un bon thé...

Il y a énormement de recettes de stollen qui varient sensiblement, certaines avec 1 oeuf pour 400 g de farine d'autres avec 4 oeufs pour le même poids de farine et c'est la même chose pour le beurre, certaines recettes sont très riches en beurre d'autre non. Cette recette n'est pas celle que je fais habituellement (j'ai une recette secrète donnée par une amie alsacienne et j'ai promis de garder le secret...) mais elle est cependant excellente.

Regardez la version d'Anne qui est aussi une autre version du stollen. Il vous faudra un robot équipé d'un pétrin pour cette recette. Je double toujours les proportions afin de pouvoir en offrir autour de moi.

Pour 8 personnes, soit 1 beau stollen :

15 g de levure de boulanger,

13 cl de lait,

400 g de farine,

50 g de sucre en poudre,

1/2 cuillère à café de sel,

1 sachet de sucre vanillé (je n'en ai pas mis),

1/2 cuillère à café de cannelle (je n'en ai pas mis non plus),

4 jaunes d'oeufs,

75 g de beurre fondu,

100 g de raisins secs,

50 g d'écorces d'orange confites,

50 g d'amandes (entières),

50 g de cerises confites (que j'ai remplacé par des noix),

1 citron non traité,

Préparez la pâte briochée. Délayez la levure dans le lait tiédi. Dans un saladier, tamisez la farine, puis ajoutez le sucre, le sucre vanillé, le sel, la cannelle. Mélangez. Creusez un puits, ajoutez les jaunes d'oeufs, le beurre fondu refroidi, puis progressivement la levure délayée dans le lait. Pétrissez jusqu'à obtention d'une pâte homogène. Rassemblez la pâte en boule et couvrez-la d'un linge et laissez-la lever pendant 1 heure 30.

Pétrissez à nouveau pour expulser l'air. Incorporez-y les raisins, les amandes, les noix, les écorces d'oranges et le zeste de citron haché. Personnellement, je ne façonne pas le stollen, je fais juste un long pain. Laissez lever pendant 1 heure.

Préchauffez le four à 170 °. Faites cuire pendant 30 à 40 mn. Saupoudrez de sucre glace dès qu'il est froid.

Il est délicieux le matin au petit déjeuner ou après le repas avec un bon café.

Recette extraite de Pâtisseries maison de Florence Edelmann. Si je ne devais garder qu'un seul livre de pâtisserie, ça serait celui-là. Un mini prix, des recettes classiques, des basiques, des recettes régionales et internationales, bref un petit livre très complet.

 

Joyeux Nöel à tous !

 

03.12.2008

Ketchup home made

S6002879.JPGEn cette période de fête, pourquoi ne pas offrir des cadeaux faits maison ?

Souvent à Nöel, j'offre des tas de petites choses que je fais moi-même : des chocolats, des biscuits, des stöllen (recette à suivre), des cannelés... Cette année, alors qu'on entame le mois de décembre, il reste encore beaucoup de tomates du potager. Elles sont soigneusement stockées à l'intérieur où elles murissent petit à petit. Elles sont bien sur, bien moins bonnes que cet été car elles murissent sans soleil et sans beaucoup de chaleur, mais ces tomates là sont parfaites pour faire du ketchup maison !

C'est en feuilletant le dernier livre de Jamie Oliver (dont j'ai déjà parlé ici) que j'ai trouvé sa recette de ketchup.  En goûtant mon propre ketchup, j'ai d'abord été déçue car je me suis rendue compte que le goût que je cherchais à reproduire était celui du Heinz que j'ai toujours connu et que j'aime beaucoup (je ne recevrai aucun pot de ketchup Heinz gratuit en disant ça !). J'ai réalisé alors qu'en faisant ma propre combinaison d'épices, de vinaigre et de sucre, un nouveau monde s'ouvrait à moi ! Le monde du ketchup fait maison !

Mon ketchup est légerement orange à cause des tomates que j'ai utilisé. Vous pouvez aussi faire du ketchup avec des tomates vertes pour obtenir... un ketchup vert (sensation garantie !). On peut faire son ketchup en fin d'été quand c'est encore la saison des tomates et le stocker jusqu'à Nöel, il se conserve 6 mois au frais.

Ne vous fiez pas à la longue liste des ingrédients, la recette est facile !

Pour 2 pots moyens ou 50 cl de ketchup :

1 gros oignon rouge, pelé et grossièrement haché (jai mis un oignon jaune)

1 branche de céleri grossièrement haché (je l'ai remplacé par une branche de fenouil frais)

1 morceau de gingembre frais, gros comme un pouce et épluché

2 gousses d'ail pelées et coupées en tranches,

1/2 piment rouge épépiné et finement haché

1 botte de basilic : les feuilles d'un côté et les tiges hachées de l'autre

1 cuillère à soupe de graines de coriandre

2 clous de girofle,

1 cuillère à café de poivre noir fraichement moulu

1 kg de tomates oranges, vertes ou rouges hachées (ou sinon 500 g de tomates en boites hâchées et 500 g de tomates fraiches)

20 cl de vinaigre de vin rouge

70 g de sucre roux

 

Placez les légumes dans une grande casserole à fond épais (pour moi, une cocotte en fonte) avec un bon trait d'huile d'olive, le gingembre, l'ail, le piment, les tiges de basilic, les graines de coriandre et les clous de girofel. Assaisonnez avec le poivre et un peu de sel.

Faites cuire le tout assez lentement à feu doux pendant 10 à 15 mn en mélangeant de temps en temps. Ajoutez toutes les tomates et 35 cl d'eau froide. Portez à ébullition puis laissez mijoter et réduire de moitié.

Ajoutez les feuilles de basilic, mélangez puis mixez finement la sauce. Filtrez-la ensuite deux fois (je ne l'ai fait qu'une fois) pour la rendre brillante et lisse. Versez-la ensuite dans une casserole propre. Ajoutez le vinaigre, le sucre et mélangez. Portez à ébullition et laissez cuire jusqu'à ce que la sauce soit bien épaisse et qu'elle prenne la consistance d'un ketchup.

Versez le ketchup avec un entonnoir stérilisé dans des bouteilles ou des bocaux stérilisés (pour stériliser des ustensiles, plonger-les 10mn dans de l'eau bouillante). Refermez hermétiquement les bouteilles et placez-les dans un endroit frais et sombre ou dans le réfrigérateur. Avec une bonne viande et des frites...

07.11.2008

Mon pain préferé en MAP

S6002872.JPGDepuis que j'ai une machine à pain (et comme c'est souvent le cas chez moi), je me suis mise en quête de la recette ultime, la recette parfaite, la meilleure recette (tout cela étant bien sur très subjectif !)...

En me basant sur la recette de pain à l'ancienne (qui est un pain avec un peu de seigle) extraite du bon livre de recettes fournies avec ma map "du pain à la baguette en machine à pain", J'ai fini par la trouver en tatonnant et en mélangeant plusieurs farines. Je suis arrivée à un résultat moelleux, avec une belle croûte, au goût rustique en ajoutant à la recette initiale, de la farine aux 5 céréales et aux graines (farines et graines d'avoine, blé, épautres, orge, seigle, lin, sésame, soja et tournesol).

Pour un pain d'1 kg :

450 ml d'eau tiède,

1 cuillère à café 1/2 de sel,

550 g de farine spéciale pain (je prends de la type 55 bio de la marque Moulin des Moines),

100 g de farine 5 céréales (également de la marque Moulin des Moines)

50 g de farine de seigle (de la même marque, non je n'ai pas de contrat avec cette marque, ni avec Moulinex, ni avec aucune autre marque d'ailleurs !)

1 cuillère à soupe de levain fermentescible bio (j'aime le goût neutre du levain fermentescible contrairement à la levure de boulanger qui donne un goût trop fort aux préparations, ou 3/4 de levure sèche)

 

Versez dans la cuve les ingrédients dans l'ordre suivant : eau et sel. Ajoutez ensuite les trois farines et le levain (ou la levure).

Placez la cuve dans la machine et sélectionnez le programme 2 si vous utilisez une machine Moulinex type Homebread comme la mienne, ou sinon le programme pain français si vous en avez un ou le programme pain blanc.

Environ 4 heures plus tard, vous avez un superbe pain tout chaud !

Je sélectionne toujours pour les pains en tout cas, la couleur de croûte la plus foncée.

Tic et Tac (et oui, chacun a les pseudos qu'il veut !), cette recette est pour vous...

26.10.2008

Pudding aux pommes à la crème de pommeau

 

S6002852.JPGAyant beaucoup travaillé cet été et ayant commencé un nouveau travail depuis la rentrée, il m'a fallu du temps pour retrouver l'inspiration...C'est encore la saison des pommes, pour en profiter et pour changer des crumbles et des tartes (que j'adore) voici un pudding (qui est, en fait, une sorte de quatre quarts) extrait du dernier livre de Jamie Oliver, 100 recettes de saison de mon jardin. J'ai adoré ce livre qui compile tout ce que je voulais trouver dans un seul livre, à la fois des conseils de jardinage et de cuisine, au fil des saisons. Un seul bémol, la partie sur les fruits et les desserts en général, est trop petite à mon goût mais c'est récurrent dans chacun de ses livres. Pour moi, son meilleur livre à ce jour.

J.O. sert le pudding avec une crème au whisky. N'ayant pas de whisky, je l'ai remplacé par du pommeau (apéritif à base de calvados et de jus de pommes) qui a parfois le goût tourbé du whisky et qui se marie très bien avec les pommes.  Il suggère également de faire le pudding avec un mélange de pommes, poires, coings mais aussi framboises, fraises ou pêches.

Pour cette recette, j'ai utilisé des pommes mixtes (à la fois utilisées pour le cidre et pour la cuisine) appelées Locard vert que nous avons à domicile (dans un très grand verger dont j'ai déjà parlé ici). Elles sont à la fois acides, sucrées et très parfumées, tout en compotant bien à la cuisson ce qui est indispensable pour les desserts. Il vous sera, sans doute impossible de trouver ces pommes dans le commerce, sauf dans les régions cidricoles et dans ce cas là en s'adressant directement à un agriculteur.

Pour 5-6 personnes :

1kg de pommes,

1 noix de beurre,

100 g de sucre roux,

1 pincée de canelle en poudre,

1 pincée de noix de muscade,

3 feuilles de laurier (il apporte vraiment un goût poivré délicieux),

30 cl de crème fraiche,

1 cuillère à soupe de sucre glace,

1 gousse de vanille,

1 trait de pommeau ou de whisky

 

Pour la pâte :

200 g de beurre mou,

200 g de sucre roux,

4 gros oeufs bio,

200 g de farine avec levure incorporée (sinon une cuillère à soupe bombée de levure incorporée à la farine marche aussi).

Pour les fruits : Faites préchauffer le four à 180°. Pelez et épépinez les pommes et coupez les grossièrement en quartiers. Dans une grande casserole, assemblez le beurre, le sucre, les épices, les feuilles de laurier et les pommes (ou les autres fruits). Laissez mijoter à couvert pendant une vingtaine de minutes. Les fruits doivent être cuits, à ce moment, retirez les feuilles de laurier.

Pour la pâte : mélangez le beurre et le sucre en battant bien afin d'obtenir une masse mousseuse. Ajoutez les oeufs, un par un, puis incorporez la farine. Avec un écumoire, placez la moitié des fruits dans le fond d'un moule beurré de 20cm de diamètre. Recouvrez de pâte et posez par dessus le reste de fruits (gardez le jus pour le service). Faites cuire pendant 40 à 45 mn, le pudding doit être doré et bien gonflé.

Pour la crème : Ouvrez la gousse de vanille dans le sens de la longeur et grattez les graines avec le dos d'uncouteau. Placez les dans un bol avec de la crème fraiche. Ajoutez le sucre glace et battez la crème pour former une belle chantilly. Pour réussir la chantilly, placez la crème, le bol et les fouets du batteur au congélateur pendant 10 mn environ. Elle montera sans effort. Ajoutez le whisky et servez cette crème avec le pudding (tiède) et le jus des fruits.

 

 

 

29.06.2008

Le tag gourmand et un bon petit livre

S6002767.JPGJe réponds à l'invitation de Patricia en répondant au tag gourmand. Mais d'abord, il faut rappeler le règlement : 
Indiquer le lien de la personne qui m'a taguée
Noter le règlement sur mon blog
Taguer 6 personnes à la fin du billet en mettant leur lien.
Avertir directement sur leur blog les personnes taguées.

Un aliment ou un produit que je n'aime pas du tout : les huîtres (même  en regoûtant régulièrement...)

Mes 3 aliments favoris : le foie gras, le chocolat, les crevettes (je suis allergique mais tant pis...) et tous les fromages.

Ma recette favorite : la terrine de foie gras (c'est mon côté un peu obsessionel !)

Ma boisson favorite : tous les cocktails à base de rhum, la bière et le vin blanc.

Le plat que je rêve de réaliser mais que je n'ai toujours pas fait : Une recette extraite de Tentation qui est une crème de foie gras avec du caramel de betterave. Toutes les recettes qui sont dans ce livre en général.

Mon meilleur souvenir culinaire : le millas que faisait ma grand-mère, les repas de Nöel que nous préparons ensemble ma mère et moi, les apéros ti'punch-boudins antillais chez mon oncle et ma tante. 

J'invite tous ceux qui le souhaitent à répondre à ce tag.  

Je viens de commencer un travail à plein temps, c'est ce qui explique la baisse dans mes publications. C'est dans ce contexte que j'ai acheté :  Y'en a marre du sandwich au thon, petits plats en kit à s'emporter au bureau le midi, de Stéphanie de Turckheim aux éditions Tana. C'est une vraie mine d'or ce petit livre ! Il fourmille d'excellentes recettes, de petites astuces (comme le fait de se constituer un kit spécial bureau avec de l'huile, du vinaigre, de la tapenade, du pesto...) et d'idées remonte moral (comme la boîte de chocolat à créer soi-même en mélangeant différentes plaquettes).  

 

11.06.2008

La soupe de fanes de radis, le potager dans l'assiette

S6002757.JPGAvec le temps hivernal qui sévit chez nous, une bonne soupe est tout à fait de saison ! La soupe a un côté réconfortant qui avec ce temps est bien nécessaire.

On ne cuisine pas souvent les fanes des radis et pourtant une fois cuites, elles sont délicieuses. On les cuisine généralement en soupe. Les fanes de radis proviennent de notre potager, donc fraicheur et naturel garantie ! Si vous faites pousser des radis chez vous, essayez cette soupe dont le goût se rapproche de celui de l'épinard et du petit pois, selon moi en tout cas ! Naturellement, plus les fanes seront fraiches et meilleure sera la soupe. Si vous souhaitez réaliser cette recette, essayez de trouver des radis bio.  

J'ai fait la recette à l'oeil, pour ne pas dire au pif (!)  mais comme toujours pour les soupes, on peut ajouter plus ou moins de liquide comme on le souhaite et faire ainsi la consistance que chacun aime. On peut faire une soupe assez épaisse et la servir comme une crème en amuse-bouche

 

Pour 4 personnes : 

Les fanes d'une botte de radis (soit celles d'une quinzaine de radis),

2 pommes de terre moyennes ou 1 grosse, 

1 gros oignon, 

du lait, 

du bouillon de légumes.  

Epluchez l'oignon et le faire revenir dans une grande casserole dans un peu d'huile. Ajoutez la pomme de terre pelée et coupée en morceaux. Faites cuire pendant 5 mn environ sans coloration et en remuant souvent.  Ajoutez les fanes de radis lavées et grossièrement hachées. Mélangez bien et faites cuire pendant 5 mn environ.

Couvrez à hauteur avec du lait et du bouillon de légumes ou un mélange de lait et d'eau dans lequel vous aurez dillué un bouillon cube.

Faites cuire pendant 20 mn environ jusqu'à ce que les pommes de terre soient tendres. Mixez au moment de servir. Salez et poivrez.

 Je pense que cette soupe pourrait très bien se marier avec quelques feuilles de menthe rajoutées en fin de cuisson et mixez avec l'ensemble.

D'autres de recettes de soupes :  la soupe de courge butternut mutante parfumée au cidre

la soupe de concombre

la soupe glacée de petits pois 

la soupe de courge butternut aux châtaignes, à la sauge et aux lardons 

 

24.05.2008

La cuisine des fleurs sauvages (sureau, acacia, orties...)

 

1530199807.JPGDans le cadre des animations 2008 du Pays d'art et d'histoire de la vallée de la Dordogne lotoise dont le thème annuel est "les arts de la table et l'art de vivre", nous organisions hier une petite balade pour identifier les plantes comestibles suivie ensuite d'une dégustation de beignets de fleurs d'acacia, de fleurs de sureau, de sirop de sureau, de tarte à l'ortie et de gelée de sureau.

En lisant le dernier Elle à Table, j'ai pu constater que la cuisine des fleurs semblait tout à fait "tendance" en ce moment, même si au beau milieu du Lot ce qui est "tendance" ne veut pas dire grand chose ! Différents livres sortent sur le sujet, des nouveaux chefs expérimentent des plats à base de fleurs ou de plantes sauvages. C'est vrai qu'il y a énormément de plantes et de saveurs à découvrir dans cet univers qui est passionnant ! 

Les recettes sont souvent plus orientées vers le sucré que vers le salé. Identifiez bien les plantes avant toute cueillette en vous aidant d'une flore. Pour le sureau, on se sert des fleurs de sureau noir qui est le sureau le plus commun.  Il a un parfum très subtil, légèrement citronné.

En ce qui concerne les beignets, on trouve énormément de recettes de pâte à beignet différentes. Pour en avoir testé plusieurs, ma préférence va à celle-ci qui contient de la bière et des blancs en neige qui donnent beaucoup de légèreté à la pâte qui doit être préparée à l'avance (environ 2 heures). On peut faire des beignets à base d'acacia, de sureau, de glycine, de lilas...

Pour les beignets de sureau (ou d'autre fleur) :  

125 g de farine, 2 oeufs, 10 cl de lait, 1 cuillère à soupe de sucre, 10 cl de bière blonde, 1 pincée de sel.  

Mettez la farine dans un saladier avec le sucre et la pincée de sel. Mélangez et ajoutez les jaunes d'oeufs. Délayez en incorporant le mélange de lait et de bière. Montez les blancs en neige fermes et incorporez-les au reste de la préparation. Trempez ensuite les fleurs en les tenant par la tige, dans la pâte et faites frire dans de l'huile (neutre) jusqu'à ce que les beignets soient dorés.  

Une autre recette de beignets mais cette fois, d'acacia.

Pour le sirop de sureau (pour 1 litre environ) :

Une trentaine de fleurs de sureau, 2 citrons non traités, 300 g de sucre cristallisé, 1 litre d'eau.

Egrenez les fleurs dans un saladier (en enlevant un maximum de tiges). Ajoutez les citrons coupés en petits morceaux et le sucre. Mélanger et laisser macérer toute une nuit. Le lendemain, verser la préparation dans une casserole et faites chauffer à feu doux pendant 15 mn. Filtrez la préparation et remettez à chauffer, sans laisser bouillir jusqu'à ce que vous obteniez un mélange qui ne doit pas être trop liquide.  

Et aussi : le pétillant de sureau (un pur délice original !) 

En ce qui concerne les orties : la tarte aux fausses orties (aux lamiers blancs) 

De nombreuses recettes sur la cuisine des fleurs et la cuisine sauvage, chez Lilo sur son blog Cuisine campagne avec notamment la recette des violettes cristallisées.  

Les recettes du sirop et des beignets sont extraites d'un petit livre très complet et qui fourmille de bonnes idées, La cuisine des herbes et des fleurs, de Pierre Clauss aux éditions Librio à 2 € ! Sinon les pionniers et spécialistes de la cuisine sauvage, restent les éditions de Terran qui propose un répertoire complet sur ce sujet avec notamment des livres sur la cuisine du sureau, de l'ortie, des fleurs en général...

 

        

18.05.2008

Quand la rhubarbe rencontre le gingembre…

1472331473.JPGQuand la rhubarbe rencontre le gingembre, ça fait des étincelles ! Le mariage de la saveur acide de la rhubarbe avec celle épicée et citronnée du gingembre est un pur régal. Il s’agit donc d’un dessert tout simple : une compote de rhubarbe dans laquelle on ajoute un morceau de gingembre. Cette idée résume à elle seule la cuisine de Jamie Oliver, simple et avec LE détail qui fait la différence…


J’ai servi cette compote avec de la crème anglaise, comme il le proposait dans son livre, Cook. J’ai adoré le mélange de crème anglaise, de rhubarbe et de gingembre ! Tous ceux qui y ont goûté aussi ! La rhubarbe est encore de saison, dans notre potager en tout cas ( !) c’est donc une nouvelle manière de cuisiner la rhubarbe pour changer de la tarte que nous aimons tous mais que je fais souvent.


En bonne foodista (comme dirait Cathy et qui a elle aussi essaye cette délicieuse association), j’ai râpé le gingembre avec une râpe microplane qui permet vraiment d’obtenir un résultat hallucinant tant sur les zestes que sur le gingembre !

Pour 4 personnes :

800 g de rhubarbe lavée et coupée en gros tronçons (soit à peu près 10 côtes),
5 cuillères à soupe de sucre (à vous de voir si vous aimez plus ou moins sucré),
Le zeste et le jus de 2 oranges (je n’en ai pas mis je n’en avais pas),
Un morceau de gingembre de la taille d’un pouce, pelé et râpé.

Jamie fait sa recette au four, je trouve que c’est plus rapide dans une casserole. Il fait cuire l’ensemble des ingrédients dans un four préchauffé à 200 ° pendant 15 à 20 mn en couvrant d’une feuille de papier d’aluminium.
Je fais exactement la même chose en mettant le tout dans une casserole et en faisant cuire à feu moyen jusqu’à ce que la rhubarbe ait rendu son eau. Goûtez et rajoutez du sucre, si le mélange ne vous semble pas assez sucré.


Servez avec de la crème anglaise dans des verres transparents.

 

10.05.2008

C'est le moment de planter !

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Cette année, nous travaillons le potager différemment. C'est l’année des expériences ! D’abord, il y a deux carrés de culture qui font office de test, puis le travail en planches que vous pouvez voir sur les photos (des bandes de terres surélevées par rapport aux allées) et le test d’un paillage bio dont j'ai déjà parlé.
 
Les carrés sont bons pour le moral ! On désherbe à petites doses : un carré par jour. Mais le principal avantage est que l’on ne marche jamais sur la terre qui ainsi reste meuble et fertile (le tassement nuit gravement à la santé des sols). Il y a également moins d’escargots et de limaces. Ils sont aussi très esthétiques.
 
Le travail en planches évite lui aussi le tassement des parties cultivées : on reste sur les allées. On sème des petites lignes dans la largueur pour que le désherbage soit facile.

 Nous avons installé une bâche biodégradable en amidon de maïs pour limiter le désherbage des tomates. Comme ce voile et très fin et que les chats ont l’habitude de venir gratter dans le jardin, pour éviter les coups de griffes, nous l’avons paillé avec les premières tontes ( il n’y a pas encore de graines qui germeraient dans le sol).

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Reste à mettre les tuteurs puis à repiquer les plants de tomates, de poivrons et d’aubergines puis, immédiatement, à les attacher.
Remarquez que nos tuteurs ont des « queues de cochons » en plastique blanc ; c’est parce que ce sont des piquets de clôture électrique recyclés au jardin ! Mais nous avons gardé ces attaches qui  nous serviront en fin de saison à tendre quelques fils et à supporter quelques tiges retombantes.

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01.05.2008

La tarte aux fausses orties (aux lamiers blancs)

1051578404.JPGEn face de la maison, pousse en quantité et juste à côté des vraies orties, du lamier blanc (lamium album) appelé aussi « fausse ortie » car il ressemble à sa cousine trait pour trait à la différence qu’il ne pique pas ! On le reconnaît facilement au moment de la floraison car il a des petites fleurs blanches que ne possèdent pas l’ortie. Mais il existe aussi des lamiers à fleurs pourpres, tachetées et jaunes. Tout comme les orties, les lamiers sont comestibles comme ils ne piquent pas, ils sont faciles à cueillir et donc à manger ! Comme dans l’ortie, on ne consomme que les feuilles, en priorité les jeunes pousses mais on peut également manger les fleurs.

C’est en voyant Jamie Oliver préparer cette tarte que j’ai eu envie de la refaire. C’était la première fois que nous goûtions du lamier, dont le goût, pour moi, est semblable à celui de l’ortie, qui se rapproche de l’épinard. J’ai suivi entièrement la recette de J. O en ne mettant pas d’épinards car je n’en avais pas et j’ai trouvé la tarte absolument délicieuse. J’avais préparé la pâte à tarte moi-même, en mettant, selon l’astuce de J. O, du romarin dans la pâte, j’ai trouvé que ce petit détail était très agréable et qu’il donnait un vrai plus à la recette.

Pour 4 à 6 personnes :

Pour la pâte :
200 g de farine,
100 g de beurre,
1 œuf entier,
1 pincée de sel,
Quelques brins de romarin grossièrement hachés

Mettez tous les ingrédients dans un robot, mixer jusqu’à obtention d’une grosse boule. Sortez la boule du robot et ramassez la pâte en boule sur un plan de travail fariné. Mettez la pâte au frais pendant au moins ½ heure. Etalez la pâte dans un moule de 26 cm environ et piquez le fond avec une fourchette. Faites cuire à blanc pendant 10 mn dans un four préchauffé à 180°. Sortez la tarte et laissez refroidir le temps de préparer la garniture.

 Pour la garniture :1086252248.JPG

Un petit panier de lamier blanc,
1 oignon,
3 œufs,
25 cl de crème fraiche liquide,
De la noix de muscade,
De la marjolaine,
Un peu de gruyère râpé,
2 tranches de jambon blanc
Du sel et du poivre.

Laver le lamier et prélevez les jeunes feuilles et les fleurs. Faites revenir l’oignon coupé en fins morceaux dans la poêle sans coloration. Ajoutez ensuite les feuilles et fleurs de lamier, faite revenir à feu doux. J’ai ajouté une noix de beurre à ce moment. Quand les feuilles sont cuites, salez et poivrez, ajoutez un peu de noix de muscade râpée et la marjolaine. Etalez le lamier dans le fond de tarte et recouvrez de morceaux de jambon.
Battez les œufs avec la crème fraiche et verser cette préparation sur le lamier et le jambon. Saupoudrez de fromage râpé (Jamie mettait du parmesan, j’ai mis du gruyère) et faites cuire pendant 20 à 25 mn à 180 °.
 
Si la cuisine des plantes sauvages et des fleurs vous intéresse, vous trouverez de nombreux livres sur ce sujet sur le site des excellentes éditions de Terran avec la cuisine de l'ortie, des plantes sauvages, du sureau...